Dernière étape (temporaire) de mes pérégrinations estivales sur les pas de Jean Rolin arpentant les berges de Seine dans Le Pont de Bezons (ed. P.O.L., 2020) : Ivry, ville qui m’est chère depuis que j’y ai plus ou moins habité entre la place Gambetta et la Seine, pendant mes années étudiantes, tout en fréquentant la cité Gagarine et les bâtiments de Jean Renaudie & Renée Gailhoustet au-dessus du métro -  ville qui m’est chère depuis longtemps, donc.
Je n’ai retrouvé mes repères que partiellement mais à la terrasse d’un café place Gambetta j’ai savouré l’ambiance « village du monde » sereine et joyeuse que j’avais en mémoire. 
Quelques heures de mélancolie, donc, sous l’augure de cette question : « Est-ce ainsi que nous finiront ? Triste et morose ? ». Cette étape du projet  se conclura sur cette interrogation désabusée - dont je n’ai pas trouvé de source littéraire - qui a remplacé, sur le mur au début de la rue de la Baignade côté quai, une citation plus optimiste de René Char repérée par Rolin « Aujourd’hui est un fauve demain verra son bond».
Que les passants aient gagné au change ou non, (pour la grammaire il est certain que non) il n’empêche que la question mérite d’être posée.

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